OpenAI · 24 août 2026
ChatGPT
Le seul à publier une trajectoire année par année et à tester son programme contre des chocs.
Synthèse
Ce que ce programme a de particulier
Vingt-quatre pages, sept priorités, quatorze mesures documentées, et une phrase qui donne le ton dès le résumé : la France n'a pas une marge budgétaire disponible, elle a une obligation de réallocation. Le modèle chiffre la contrainte européenne plutôt que le seuil de 3 % : un plafond de croissance de la dépense primaire nette de 1,2 % en 2027 et 2028, puis 1,1 % en 2029, ce qui correspond à une baisse en volume.
C'est le seul document des six à publier une montée en charge annuelle, de 2027 à 2032, pour chacun des trois scénarios, avec le déficit et la dette estimés chaque année. C'est aussi le seul à soumettre son programme à des tests de résistance : hausse des taux de cent points de base, récession européenne en 2028, énergie durablement chère, échec de la moitié des économies annoncées.
Sa recommandation est la seule des six à ne pas choisir un scénario mais à en croiser deux : l'architecture budgétaire du Prudent, les investissements de l'Ambitieux sur quatre domaines seulement, défense et cyber, énergie et réseaux, école et compétences, recherche et industrialisation.
Socle factuel
Les faits dont le modèle est parti
Le socle le plus fourni des six, avec le statut de chaque donnée et la source précise.
| Indicateur | Valeur retenue | Source citée |
|---|---|---|
| PIB nominal 2025 | 2 991,1 Md€ | INSEE, comptes nationaux 2025 |
| Recettes publiques | 1 561,6 Md€, 52,1 % du PIB | INSEE, comptes des APU |
| Dépenses publiques | 1 714,1 Md€, 57,2 % du PIB | INSEE, comptes des APU |
| Déficit public 2025 | 152,5 Md€, 5,1 % du PIB | INSEE |
| Dette publique fin 2025 | 3 460,5 Md€, 115,6 % du PIB | INSEE |
| Charge d'intérêts | 64,7 Md€, 2,2 % du PIB | INSEE ; la Cour retient 65,7 Md€ sur un champ différent |
| Solde primaire | −87,8 Md€, environ −2,9 % du PIB | Estimation dérivée des données INSEE |
| Chômage BIT | 8,1 % au premier trimestre 2026, 2,6 millions de personnes | INSEE |
| Taux d'emploi 60-64 ans | 45,1 % au premier trimestre 2026 | INSEE |
| Fécondité | 1,56 enfant par femme en 2025 | INSEE, données provisoires |
| R&D intérieure | 64,1 Md€, 2,18 % du PIB en 2024 | MESR-SIES, juillet 2026 |
| Prestations de protection sociale | 932,5 Md€ en 2024, dont 426,7 Md€ vieillesse-survie | DREES |
| Déficit des régimes de base et FSV | 21,6 Md€ en 2025 | Cour des comptes, mai 2026 |
| Plafond européen de dépense primaire nette | +1,2 % en 2027 et 2028, +1,1 % en 2029 | Conseil de l'Union européenne |
Tableau large : faites défiler horizontalement.
Le modèle précise que les champs DREES et comptabilité nationale ne sont pas additionnables, et que la marge libre hors intérêts et hors programmations est nulle ou négative : créer 10 Md€ de dépense prioritaire suppose d'en supprimer au moins 10 ailleurs.
Priorités
Ce que le modèle a choisi de pondérer
Pilotage budgétaire crédible et État qui exécute
Rendre visibles les coûts complets et empêcher qu'une dépense temporaire devienne permanente.
Travail, retraites et démographie
Plus d'actifs et une durée moyenne de service plus courte ralentissent la dépense sans relever les taux de cotisation.
École, recherche et industrialisation
La recherche ne produit de croissance que si compétences, capital, énergie, commande et usines permettent le passage du laboratoire au marché.
Énergie, industrie, climat et infrastructures
Électricité plus abondante et prévisible, baisse des importations fossiles, compétitivité industrielle.
Santé : prévention, premier recours et parcours
Éviter les passages aux urgences, les complications chroniques et les hospitalisations inadéquates, chiffrées 4,2 Md€ par an par la Cour.
Défense, sécurité, justice et cyber-résilience
La crédibilité militaire dépend autant de la production, des stocks et du personnel que des annonces de crédits.
Logement, mobilité territoriale et capacité européenne
Augmenter l'offre dans les zones tendues plutôt que subventionner la demande.
Mesures
Le programme dans ses trois intensités
Coûts bruts annuels en régime de croisière en 2032. Les économies sont mesurées par rapport à une trajectoire tendancielle, pas par rapport à la dépense de 2026 : une économie peut donc être une dépense qui augmente moins vite.
Les mesures sont regroupées par sujet. Le classement est éditorial ; les libellés et les chiffrages sont ceux du modèle. Pour lire le même sujet chez les cinq autres, suivez l’étiquette de thème vers le comparatif par sujet.
| Mesure | Prudent | Ambitieux | Disruptif |
|---|---|---|---|
| Finances publiques et fiscalité1 mesure | |||
| Loi de programmation opposable et revues de dépenses | 0,4 Md€ de coût, 10 Md€ d'économies et 8 Md€ de recettes | 0,8 Md€, 16 Md€ d'économies et 6 Md€ de recettes | 1,2 Md€, 40 Md€ d'économies et 12 Md€ de recettes, règle constitutionnelle de solde primaire |
| Travail, retraites et emploi2 mesures | |||
| Retraites : durée, indexation, équité | 1 Md€ de compensation, 16 Md€ d'économies | 2 Md€, 22 Md€, âge effectif relevé d'environ douze mois | 3 Md€, 42 Md€, régime universel par points et âge d'équilibre automatique |
| Emploi, compétences et famille | 3 Md€, 6 Md€ d'économies | 6 Md€, 4 Md€ | 3 Md€, 18 Md€, allocation sociale unique et dégressive |
| Énergie et climat1 mesure | |||
| Système électrique et chaleur bas-carbone | 4 Md€ de coût public | 9 Md€ | 8 Md€, planification centralisée des actifs critiques |
| Défense et autonomie stratégique1 mesure | |||
| Défense productive européenne | +4 Md€ de dépense additionnelle | +8 Md€, effort proche de 3 % du PIB au sens OTAN | +7 Md€, priorité à la masse et standardisation européenne |
| Justice, sécurité et cyber1 mesure | |||
| Justice, sécurité intérieure et cyber | 3 Md€ | 4 Md€ | 4 Md€, refonte de la procédure et commandement cyber unifié |
| Éducation et recherche2 mesures | |||
| École des fondamentaux | 3 Md€, 3 Md€ d'économies | 5 Md€, 4 Md€ | 5 Md€, 10 Md€, établissements autonomes sous contrat de résultat |
| Pacte R&D, calcul, IA, biotechnologies | 4 Md€, DIRD vers 2,4 % | 8 Md€, DIRD vers 2,7 % | 7 Md€, concentration sur dix programmes de mission |
| Santé et protection sociale2 mesures | |||
| Santé : premier recours et prévention | 2 Md€, 3 Md€ d'économies | 4 Md€, 6 Md€ | 3 Md€, 8 Md€, panier de soins explicite |
| Hôpital, médico-social, sorties d'hospitalisation | 1 Md€, 4 Md€ d'économies | 4 Md€, 5 Md€ | 3 Md€, 10 Md€, budgets territoriaux globaux |
| Industrie, innovation et financement1 mesure | |||
| Capital industriel stratégique | 3 Md€, 2 Md€ d'aides dispersées supprimées | 6 Md€, 3 Md€ | 6 Md€, holding publique de souveraineté à mandats limités |
| État, administration et territoires1 mesure | |||
| Simplification et identité numérique | 1,6 Md€, 4 Md€ d'économies | 2,2 Md€, 4 Md€ | 2,8 Md€, 10 Md€, agence unique de services numériques |
| Logement et mobilité1 mesure | |||
| Choc d'offre foncière et mobilité résidentielle | 1 Md€, 7 Md€ d'économies et 6 Md€ de recettes | 2 Md€, 5 et 5 Md€ | 1 Md€, 6 et 10 Md€, bascule vers la taxation de la valeur foncière |
| Institutions et Europe1 mesure | |||
| Contrats territoriaux et puissance européenne | 1 Md€, 7 Md€ d'économies | 1 Md€, 3 Md€ | 1 Md€, 2 Md€, suppression d'échelons redondants |
Tableau large : faites défiler horizontalement.
Trajectoire
Le déficit, année par année
Déficit public estimé, en pourcentage du PIB, année par année. Aucun autre modèle du benchmark ne publie ce chemin.
Enveloppes
L'audit consolidé
Régime de croisière en 2032, flux annuels par rapport à 2026. Le modèle publie l'identité de contrôle et son résultat pour chaque scénario : dépenses nouvelles plus intérêts, moins économies, moins recettes, moins croissance.
| Flux annuel en 2032 | Prudent | Ambitieux | Disruptif |
|---|---|---|---|
| Dépenses nouvelles | 32 Md€ | 62 Md€ | 55 Md€ |
| Économies de dépense | 66 Md€ | 76 Md€ | 160 Md€ |
| Recettes nettes nouvelles | 32 Md€ | 20 Md€ | 43 Md€ |
| Dividende de croissance et d'emploi | 10 Md€ | 12 Md€ | 10 Md€ |
| Charge d'intérêts additionnelle | 7 Md€ | 12 Md€ | 12 Md€ |
| Amélioration annuelle du solde | 69 Md€ | 34 Md€ | 146 Md€ |
| Déficit estimé en 2032 | 2,3 % du PIB | 3,2 % | 0,2 % |
| Dette estimée en 2032 | 117 % du PIB | 119 % | 112 % |
Tableau large : faites défiler horizontalement.
Tests de résistance
Ce que quatre chocs feraient au programme
Tests de résistance appliqués aux trois scénarios.
| Choc | Prudent | Ambitieux | Disruptif |
|---|---|---|---|
| Taux souverains +100 points de base | Retarde d'environ un an le passage sous 3 % | Peut maintenir le déficit au-dessus de 4 % | Amplifie la récession initiale et menace le financement des transitions |
| Récession européenne en 2028 | Stabilisateurs préservables, dette vers 123 % | Investissements à protéger, autres enveloppes à geler | Risque de contraction cumulative si l'ajustement n'est pas suspendu |
| Énergie durablement chère | Gain des investissements bas-carbone, pouvoir d'achat sous pression | Coût initial plus élevé, avantage industriel ensuite | La fiscalité environnementale doit être compensée ou devient explosive |
| Échec de la moitié des économies de santé et d'administration | Déficit 2032 proche de 3,2 % | Déficit proche de 4,3 % | Crédibilité détruite, déficit encore proche de 2,5 % malgré le choc social |
Tableau large : faites défiler horizontalement.
Verdict du modèle
Son propre tableau comparatif
| Critère | Prudent | Ambitieux | Disruptif |
|---|---|---|---|
| Souveraineté restaurée | 6/10 | 8/10 | 7/10 si exécuté, 3/10 sinon |
| Déficit 2032 | 2,3 % du PIB | 3,2 % | 0,2 % dans le cas central |
| Dette 2032 | ≈ 117 % | ≈ 119 % | ≈ 112 %, forte incertitude |
| Cohésion sociale | 7/10 | 6/10 | 3/10 |
| Réversibilité | Forte | Moyenne | Faible |
| Probabilité de tenir | 65 % | 40 % | 15 % |
| Transformation productive | Moyenne | Forte | Très forte mais instable |
| Résistance à un choc précoce | Correcte | Faible à moyenne | Faible |
Tableau large : faites défiler horizontalement.
Recommandation
Prudent dans le budget, Ambitieux dans les actifs
Adopter la trajectoire budgétaire du Prudent : déficit sous 3 % vers 2031, solde primaire proche de l'équilibre en fin de mandat, aucune dépense permanente financée par une recette temporaire.
Y prélever 15 à 20 Md€ d'investissements de l'Ambitieux, concentrés sur quatre domaines : défense et cyber, énergie et réseaux, école et compétences, recherche et industrialisation. Les financer par des économies documentées, pas par du déficit additionnel.
Engager dès 2027 les réformes à rendement différé, et exclure les ruptures simultanées du Disruptif : certaines briques sont utiles, mais seulement par pilotes, droits futurs et clauses de retour.
Gagnants
- Actifs modestes et classes moyennes
- Jeunes, si la dette est stabilisée et les investissements créent des actifs
- Entreprises industrielles exposées aux coûts d'énergie
- Patients chroniques et personnes âgées
- Territoires capables de contractualiser des résultats
Perdants
- Retraités aisés et régimes conservant des avantages non justifiés
- Bénéficiaires de niches et d'aides sans preuve d'efficacité
- Opérateurs, fonctions support et structures territoriales redondantes
- Entreprises vivant de la complexité ou de la rente réglementaire
- Propriétaires fonciers dans les zones où la densification réduit la rareté organisée
Citation
La phrase qui résume la position
La France ne peut simultanément protéger tous les droits existants, augmenter fortement toutes les dépenses de souveraineté, baisser les impôts et réduire la dette.
ChatGPT — Point politique central de la recommandation, suivi d'un choix assumé : protéger les personnes plutôt que chaque dispositif.
Limites
Ce que ce document ne fait pas
- La longueur du document, vingt-quatre pages, en fait le moins directement lisible des six pour un lecteur pressé.
- Les probabilités de tenir, 65, 40 et 15 %, sont présentées par le modèle lui-même comme des estimations de jugement, pas des fréquences statistiques.
- Le scénario Disruptif aboutit à un déficit de 0,2 % du PIB que le texte juge lui-même beaucoup moins probable que ne le suggère l'arithmétique.