Chapitre 1 — Marteau sur les idoles : L’auteur entreprend de briser les « idoles » intellectuelles qui servent d’alibis pour fuir notre responsabilité.
Chapitre 2 — L’individu fabriqué : Analyse de la servitude moderne « by design ». L’homme n’est plus dominé par la force, mais calibré par des incitations douces (KPI, scores, notifications) qui le poussent à s’auto-exploiter avec le sourire.
Chapitre 3 — L’IA, point de bascule : L’IA industrialise notre paresse morale. Elle crée un « responsibility gap » (trou de responsabilité) où la décision est si diluée entre les concepteurs, les données et les utilisateurs que plus personne n’en répond.
Interlude : “La recommandation” : Une mise en situation montrant un DRH qui choisit de rejeter une recommandation algorithmique de licenciement pour assumer sa propre décision humaine.
Chapitre 4 — La disruption destructrice : Contrairement à la vision de Schumpeter, l’IA ne détruit plus pour créer, mais pour éliminer le coût humain et la difficulté. Elle rend l’humain silencieux et, à terme, inutile.
Chapitre 5 — Les conséquences systémiques : Le travail perd son utilité morale et sa dignité pour devenir un simple protocole fonctionnel. L’auteur rejette le revenu universel comme une « pension de consolation » et réclame une utilité universelle.
Chapitre 6 — La démocratie technique : La délibération lente est remplacée par la prédiction algorithmique. Le politique devient un simple gestionnaire de modèles, menant à une « théocratie numérique » sans débat possible.
Chapitre 7 — L’IAlisme : La donnée devient la nouvelle religion. C’est un système post-capitaliste où l’abondance matérielle est gérée par des machines, risquant de plonger l’humanité dans une oisiveté vide de sens ou sous le contrôle d’une élite technopolitique.
Chapitre 8 — L’homme redondant : L’humain devient une variable d’ajustement, maintenu en périphérie pour le décor (« humain dans la boucle ») alors qu’il a déjà perdu sa souveraineté. L’auteur propose de cultiver la fragilité humaine comme une force de résistance.
Chapitre 9 — L’économie de la foi : Le marché monétise notre besoin de sens. L’auteur appelle au retour du sacré, défini comme ce qui résiste au calcul et à la marchandisation : l’Homme.
Chapitre 10 — Le corps contre le code : Le code calcule, mais le corps ressent. L’auteur s’oppose au rêve transhumaniste et rappelle que c’est notre biologie (fatigue, douleur, mort) qui donne son cadre à l’éthique et à la liberté.
Chapitre 11 — L’humanisme de la justesse : L’humanisme de la justesse affirme que devenir pleinement humain consiste à cultiver une sensibilité responsable capable de répondre au réel avec discernement, sans se réfugier derrière les automatismes, les systèmes ou les alibis techniques.
Chapitre 12 — La réinvention du sens : Nécessité de réhabiliter la lenteur, la parole vraie qui engage et la coopération lucide.
Chapitre 13 — La refondation : Appel à une éthique vécue et à la décence. La souveraineté doit être retrouvée non par la technique, mais par la capacité à dire « non » et à assumer l’héritage humain.
L’IA ne nous remplace pas, elle nous dévoile. L’auteur propose de retrouver une posture de verticalité : tenir debout dans un monde qui glisse, en choisissant délibérément ce que nous refusons de déléguer.
Annexes : Guides pratiques de l’humanité
Lecture croisée de l’article de Kulveit et al., intitulé « Gradual Disempowerment: Systemic Existential Risks from Incremental AI Development » avec le livre.